Égypte
| Avantages |
|---|
| Strategic geographic position linking global trade routes through the Suez Canal. |
| Access to an abundant, young, and cost-effective labor force for scaling. |
| Massive state investment in modern transport infrastructure and new urban developments. |
| Inconvénients |
|---|
| Significant military involvement in the economy hindering fair private sector competition. |
| Opaque regulatory environment and heavy bureaucratic requirements for business operations. |
| Persistent currency volatility and high inflation impacting long-term capital stability. |
En Égypte, le vrai ennemi n'est pas le fisc mais la banque centrale : sortir vos dollars est un cauchemar entre pénurie de devises et dévaluations de la livre.
À côté de ça, la pression fiscale reste légère, l'administration n'ayant ni les moyens ni l'envie de vérifier, et la corruption reste artisanale, des petits bakchichs faciles à esquiver. Dans des quartiers comme Zamalek, l'insécurité n'est pas votre souci.
À part ça : infrastructures qui s'améliorent, coupures de courant fréquentes, bouffe généreuse et pas chère, paysages superbes entre Nil et désert.
Vos revenus sont-ils taxés ? OUI, BEAUCOUP.
Le revenu se fait plumer, jusqu'à 27.5% au taux marginal, mais le test de résidence est étonnamment coulant.
L'addition est brutale pour les résidents ; tout le jeu consiste à ne pas le devenir par accident.
Si vous gagnez par an, vous paierez .
Donc en gros effectif, avec un taux marginal de .
Votre patrimoine est-il taxé ? OUI, BEAUCOUP.
Les plus-values se font tondre sévèrement, 27.5% au plus haut, mais au moins ça s'arrête là : ni impôt annuel sur la fortune, ni droits de succession.
C'est la vente qui déclenche la tonte ; tant que vous ne vendez pas, la position fructifie tranquille.
Facile d'y gérer une société ? NON.
L'impôt sur les sociétés est de 22.5%, mais ce n'est pas le taux qui fait mal. L'abus de biens sociaux est un délit, et c'est le cas d'école à la française : dépensez l'argent de votre propre boîte pour vous-même et vous pouvez finir devant un juge, même actionnaire unique, parce que la société est une personne morale distincte et que votre accord ne vaut rien.
Et les registres sont publics : votre nom d'actionnaire, en libre consultation.
Pour un dirigeant-propriétaire, ces deux-là pèsent bien plus lourd que le taux, et contrairement au taux, ça ne se négocie pas. Gérez au carré et tout ira bien ; gérez à la légère et vous allez vous brûler.
Est-ce adapté à une holding ? PAS VRAIMENT.
Un réseau de conventions moyen, 49 accords, mais pas de régime mère-fille : les dividendes des filiales tombent droit dans le barème de l'impôt sur les sociétés, 22.5%.
Correct pour des filiales opérationnelles ; comme pure holding, vous nourrissez le fisc local à chaque distribution.
| Pays | Statut | Dividendes | Intérêts | Redevances |
|---|---|---|---|---|
|
|
|
|
|
|
| ∅ // aucune convention ne correspond | ||||
Facile d'entrer et sortir ? PASSABLE.
Le pays impose vos revenus mondiaux tant que vous êtes résident, mais au moins la sortie est gratuite : aucune exit tax.
Partir vous coûte de la paperasse, pas de l'argent ; vos plus-values latentes passent la porte avec vous, intactes.
Votre argent est-il surveillé ? NON.
Les fiscs étrangers ne voient quasiment rien de ce que vous faites ici : le pays a signé peu de dispositifs d'échange.
Mais les registres d'entreprises sont publics : vos participations et vos mandats sont à une recherche près pour n'importe quel curieux. Invisible depuis l'étranger, en vitrine sur place.
Est-il blacklisté ? NON.
Aucune inscription sur les grandes listes noires, même si le pays n'est pas membre du club GAFI.
Certains interlocuteurs feront un peu de vérification en plus, par habitude, mais aucun stigmate officiel : vous ne serez pas emmerdé pour avoir traité avec lui.
S'y sent-on libre ? NON.
La liberté de la presse est verrouillée, 170e au classement RSF. Médias indépendants et espace civique travaillent sous pression... quand ils existent encore. Et ce genre de poigne finit en général par déborder sur la vie économique.
Maigre consolation : la crypto n'est pas formellement interdite.
| Programme | Statut | Transfrontalier | Sources |
|---|---|---|---|
|
Egypt CBDC
The Central Bank of Egypt (CBE) says that a CBDC can enhance the competitiveness of the national currency and increase the efficiency of monetary policy, and exploit opportunities provided by digital transformation to further develop the Egyptian financial sector.
Central Bank of Egypt (CBE)
|
RESEARCH | — | annonce → |
Connecté au reste du monde ? UN PEU CONNECTÉ.
À moitié branché, et c'est la moitié qui fait mal. Stripe ne prend pas les entreprises locales : pour encaisser par carte, il faudra bricoler (entité à l'étranger, PSP local, merchant of record).
Amazon, au moins, livre chez vous. 5/11 des services suivis fonctionnent.
Autres juridictions à étudier
Sélectionnés par similarité des profils stratégiques avec Égypte.